Aaah, la vie trépidante d’un célibataire tel que moi a parfois de quoi faire rêver les âmes-en-peine de notre triste XXIème siècle….
Pensez donc à l’océan de turpitudes qui à l’aide de cette introduction ensemence vos esprits libidineux, figés vers une vague histoire de pénétrations co-axiales et autres histoires de petites fleurs et de petites abeilles qui tapent a qui mieux-mieux le pollen dans le pistil de l’autre à grands coups de Rocco le bourdon qui se venge parce que Maya a ses machins….
Aah nos camarades ingénieurs et autres qui à ses mots auront à l’esprit toutes ces bielles coulissant inlassablement dans ces cylindres sciemment lubrifiés à souhait, ces fusées telles des chibres granitiques s’élevant dans le ciel qui n’en demandait pas tant, ces poupées Barbies et autres savamment et intégralement dénudées par des mains expertes et couvertes de latex de l’infatigable Ken au pelvis kingsize moulé à la perfection depuis tant d’années…. Nos amis geeks eux choisiront cet internet qui à l’aide de certains sites communautaires permet à Johnny Weissmüller d’enfin connaître sa Jane des faubourgs (je cherche avant tout des de nouveaux amis et plus si affinités autrement dit “si tu me dis bonjour sans faute d’orthographe (et encore quoique….) je suis libre et nue entre le dix et le quatorze”, ces Mii et autres elfettes prépubères wowiennes bichonnées par quelque nerd délaissé mais néanmoins turgescent, cela laisse rêveur, n’est-il pas ?
Que penser alors de ces rutilantes locomotives entrant avec une grâce toute élégante et mécanique dans certains tunnels noirs et obscurs à la joie des passagers qui ne se tiennent plus ? De ces pubs pour lingerie ouvertes à nos désirs les plus torrides qui transforment la ménagère de moins de cinquante ans en cochonne bonne famille, tétons pullman, cul ardent sous la ficelle de l’improbable string qui lisse la cellulite et la culotte de cheval ? Un monde d’obsédés, je ne vous dit que ça. Et quel public pour tout ça ?
Le célibataire, un chasseur, une proie, un oeil qui jamais ne relâche….
Alors je résume : hier soir, je suis rentré chez moi vacillant après une dure journée, j’ai câliné le chat, je l’ai nourri, regardé mes mails qui n’étaient même pas tous drôles, bu un verre de Bordeaux et je me suis couché avec les poules mais sans elles, en solo pour profiter du lit qui paraît immense quand une seule peau l’habite.
Les cochonnes et autres insatiables attendront…. Ou pas.
Ah, ah, aujourd’hui deux individus, les pauvres hères m’ont demandé leur chemin….
Gniark, gniark, j’en ricane encore. Les pauvres fous, ils ne pouvaient pas mieux tomber que sur mon indicible personne.
Non que je les ai aiguillés vers une fausse piste, mais demander ça à moi, cela dénote un manque total de psychologie élémentaire….
Déjà dés mon plus jeune âge, j’étais une vraie tache en géo : les villes, les fleuves, tout cela ne m’emballait guère. Je préférais une ignorance crasse par dédain , peu enclin à pouvoir situer Novossibirsk sur la carte. D’ailleurs qui ne se moque pas parmi mon lectorat comme de sa première sucette (attention j’ai dit sucette genre le bonbon pas fellation : ça tout le monde s’en souvient à moins d’être le dernier des dépravés atteint d’Alzeimer précoce), qui ne se moque donc pas de ce bled paumé posé comme un étron hardi sur les deux rives du fleuve Ob venant de l’Altaï, dans la plaine de l’Ouest de la Sibérie ?
Et figurez-vous qu’en veillissant ce manque complet d’intérêt ne fit que s’aggraver. En effet de par mon je-m’en-foutisme le plus total, je suis un néant en cartographie, j’ignore avec une jouissance de chaque instant le nom de la rue en bas de chez moi, je continue à mélanger le nom de ma commune avec une autre peuplée de néo-bourgeois ventripotents et arrivistes (ami mortel ne t’égare jamais dans ce bled fourvoyé qu’est Woluwé Saint-Pierre sous peine d’y laisser tes dernières illusions quant au Grand Capital et ses méfaits sur une certaine caste de notre populaschtroumpf)….
Pour moi, le seul endroit hospitalier de ce bas monde, c’est ici. Tout à coté si vous allez vers le Sud, vous finirez chez ces nantis dont je parlais il y a un instant. Si au contraire vous allez vers le Nord, bienvenue chez ces loqueteux d’Evere qui votent tous Front National, vers l’ouest c’est le Bronx où malgré quelques gens respectables qui peuplent ces environs, vous serez immanquablement agressé et violenté avec une violence que l’on ne rencontre plus guère que dans d’improbables films de série B italien (amis et fanatiques de Mario Bava et consorts, je vous salue). L’Ouest est un petit paradis comparé à ces obscures contrées. Par pour longtemps car l’air qu’on y respire est en train de virer de sain à flaminguant à une vitesse qui devrait inquiéter Greenpeace et Sting…. Quant au reste de Bruxelles, ma foi, c’est un noman’s land denué d’intérêt sauf si vous êtes fou et inconscient du danger qui vous menace à chaque coin de rue avec quelques notables exceptions que sont la Fnac et autres commerces indispensables, endroits où je ne me déplace qu’avec la plus grande circonspection, armé, blindé de deux gilets pare-balles et sous escorte….
Pire, je ne situe qu’avec difficulté pour ne pas dire pas du tout les rues et avenues de ce cher Eldorado. Bref quand mes distingués collègues me parlent d’un tel ou tel restaurant ou commerce renommé pour l’excellence de ses produits, situé à un crachat de chez moi, je me gausse en douce, ignorant le nom de ces rues et itinéraires que l’on me décrit tel un jeune et pur néophyte se frottant à un jargon des plus obscurs distillé par quelque docte philosophe en verve. Pour résumer, je connais la poste (un quart d’heure à chercher un plan à la main pour aller récupérer un recommandé qu’un malotru avait osé m’envoyer), l’hôtel communal (immanquable à moins de cotiser à la Ligue Braille et passage obligé pour tout nouveau venu) et le supermarché du coin…. Je ne suis pas un citoyen de ma commune : je suis, je l’avoue haut et fort un touriste puissance dix.
Et ces sots qui osent me demander leur chemin…. Autant demander à Jean-Claude Van Cauwenberghe s’il sait parler flamand.
Connaissez-vous la différence entre un rat et un hamster ? Il n’y en a pas. ….
C’est juste une affaire de relations publiques.
Même plus le courage d’écrire ici ni à personne d’ailleurs….
Chienne de vie ou plutôt VDM.
Les femmes ça couche qu’avec des pilotes d’avion
Des galonnés, des en-uniforme, des sapés d’honneur
Les femmes ça couche qu’avec des athlètes
Des trapézistes, des rugbymen, des footballeurs
Les femmes ça couche qu’avec des pervers
Des athlètes, des balèzes, des cosmonautes du cul
Les femmes ça couche qu’avec des docteurs
Des cerveaux, des Prix Nobel, des génies
Les femmes ça couche qu’avec des foutraques
Des dégénérés, des parle-à-mon-cul, des théoriques
Les femmes ça couche qu’avec des flics
Des hommes à poigne, à fouille corporelle, la menotte facile
Les femmes ça couche qu’avec des chanteurs
Des virtuoses, des jean-foutre, des à la voix éraillée, des qui chantent
Les femmes ça couche qu’avec des autres
Des petits, des gros, des faméliques, des grands, des nains, des cardiaques, des phtysiques, des cinglés, des assassins, des drogués, des bellicistes, des dreyfusards, des komintern, des moins que rien, des ministres, de la haute, du gratin, du dessus du panier, le bas aussi, des smicards, des romanos, des proprios, des résidents, des locataires, des squatteurs, des ingénieurs, des sans-grade, des cinglés, des tocards, des banquiers, des plombiers, des retardataires, des dégonflés, des braves, des stressés, des usagers, des requins, des plongeurs, des huissiers, des motards, des fonctionnaires, des cadors, des mous, des tartarins, des magiciens, des pileux, des arrêtés, des assis, des dingues, des serviles, des minets, des tagueurs, des culturistes, des braqueurs, des indigènes, des masseurs, des maîtres-nageurs, des Crêtois, des supporters, des gardes-chiourmes, des échalas, des gratte-papiers, des pions, des hercules de foire, des gagnants, des videurs, des modèles, des glabres, des laids, des ninjas, des etcéteras….
Enfin je vous cause, je vous cause, je ne vous parle pourtant que d’un vague souvenir….
Faut vraiment que j’arrête le café le matin, outre de possibles et probables effets sur ma tension artérielle, voilà t’y pas que je commence à avoir des visions.
En effet, aujourd’hui j’ai croisé un fantôme….
Et le spectre travaille dans la même boîte à cons que moi deux buildings plus loin, là oui, juste là, à un jet de pierre…. D’ailleurs nous partageons la même cafétaria aux couleurs criardes qui font que tu bronzes, irradié pendant que tu sirotes d’un air le moins crispé possible une lavasse au mieux insipide. Bruxelles n’est plus ce qu’elle était : on n’est plus tranquille nulle part.
Elle est même charmée de me revoir. Moi disons moins….
Dix ans que nous ne nous sommes vus. Putain dix ans.
Il est temps que je demande ma mutation. Au pôle Sud par exemple, ça c’est une idée qu’elle est bonne.
Mon ange si tu me lis….
Des nouvelles, des nouvelles, encore des nouvelles.
Je t’en prie….
Aujourd’hui devant mes yeux ébahis un reportage sur le groupe, semble-t-il culte, Tokio Hotel.
Ah mon dieu que j’ai ri. Beau temps que je n’aie ri comme ça….
Non sans blague ils le vendent ça ?
Oui ?
L’univers peut crouler : on a touché le fond….
Je ne vous raconte plus jamais rien. Mea culpa et là dans la solitude de mon appartement, soyez-en sûr, je bats ma coulpe avec une ferveur qui n’a pas de nom mais qui est néanmoins passionnée.
Et pourtant dans ce petit Belgikisthan il s’en passe des belles et déjà-presque pas mûres….
On ne va pas parler politique car je sens déjà votre lassitude de ces tapages médiatiques : notre république-monarchie bananière se porte en effet si mal que tirer sur l’ambulance-corbillard me semble superfêtatoire et d’un goût déplacé qui n’est pas de mise sur ce blog qui a toujours malgré son âge maintenant canonique tenu le cap, me semble-t’il, d’une ligne éditoriale tout-à-fait particulière, j’allais dire décalée.
J’écrivais, un jour qui me paraît si lointain que même ma cervelle en passe d’être foudroyée par un abus de vingt-et-unième siècle qui rend con, sur la couverture d’un carnet de croquis maintenant rangé au rang de relique vénérable la phrase fatidique : “Le décalage est un de mes principes“; ceci afin de moins choquer mes doctes et si peu savants professeurs d’art, du parfois surprenant contenu que ce livre rouge (rien à voir avec Mao Tse Toung je rassure mon lectorat de droite) contenait….
Décalé je suis, décalé je resterai. Je n’aime pas penser comme le reste du monde, regardez sur le côté, là juste un peu à l’écart de l’embouteillage intellectuel de ce siècle que j’ai l’usage d’haïr avec la dernière véhémence, vous me verrez aussi sûrement que deux et deux font presque Pi au carré plus le sinus de la narine d’Yves Leterme si le vent est d’ouest-nord-ouest. D’ailleurs j’emmerde le nord-ouest autant que ça se sache et si un jour un type se décidait dde proclammer qu’ils conchiait le nord-ouest avec ma véhémence habituelle soyez sûrs que je choisirais un nouvel azimut pour peu qu’il fût inexploré….
Les idées reçues je m’en gausse, les modes je m’en passe et pourtant….
Ainsi un jour où la pluie glacée devait frapper roide au carreau, un type (une femme ne se serait pas permis) a inventé le concept de fuck friend. A savoir t’as pas de mec/gonzesse et hop tu baises, j’allais dire pour rendre service, avec un copain/copine comme ça pour le fun. Pas d’amour, juste du don d’orgasme., échange de fluides à titre grâcieux…. Salut on baise ? Oui pourquoi pas mes invités n’arrivent qu’à 21 heures, viens donc là mon cher, prends-moi toute mais ne touche pas mes cheveux…. D’amour ici il n’est nul question, juste meubler sa solitude par un petit cinq-à-sept fiévreux et frénétique qui, paraît-il, ne mange pas de pain.
Et comme un con qui au début n’a rien vu venir, j’ai testé pour vous….
D’où vient-elle ? D’un passé que je croyais révolu à jamais car quand je bande/pense à cette époque, ma première pensée est “Dieu quel con je fus“.
Où cela nous mène-t-il ? A rien…. On est un pis-aller, une doublure, un néant, une bite si vous avez l’esprit grivois…. Celui qu’on hèle au premier creux dans l’agenda, à la première solitude, à la moindre tentation lubrique, en un mot le bouche-trou par excellence…. Je déteste cela, je me débecte d’avoir su tomber si bas qu’un canal s’est pendu et moi avec.
Depuis ce soir je n’existe plus et surtout pas sur mon fucking GSM…. Comprendra-t-elle ? Je m’en moque….
C’était ça ou me régurgiter tout entier.
Et oui, ce blog qui sent un peu le décomposé, je l’admets, fête ses quatre ans.
Dans la joie et la bonne humeur….
PS Promis je vous donne des nouvelles très bientôt.
Dans la série “Dieu que c’est d’un passionnant d’être un célibataire….”
Vous vous souvenez peut-être de ce monument illustrissime du septième art que représentait en son temps Kickboxer avec Jean-Claude Van damme ?
Non ? vous n’êtes qu’une bande de cinéphiles rétrogrades et sans coeur.
Aujourd’hui j’ai regardé le 4…. Le 4 ? Oui le 4.
Je finirai le cerveau grillé.
Houla, c’te poussière ici…. Pfiou il en faudra de l’huile de coude pour nettoyer ce blog, de l’huile de coude et un brin d’inspiration aussi. Parce que là, dans le genre négligé, pour ne pas dire à l’abandon, il fait fort ce vieux ZEr0. Et puis ça renarde un peu, le chat a encore du se laisser aller, la sale bête….
Comme s’il ne se passait rien dans ma chienne de vie. Et pourtant si….
D’abord, je dois être envouté mais ça je ne vous raconterai pas cette fois-ci.
Sinon, j’ai été invité ce vendredi soir au truc le plus déprimant que l’on puisse inventer à savoir la réunion d’anciens élèves d’une école que je fréquentai jadis en coup de vent c’est-à-dire juste le temps imparti pour m’en faire virer….
Quoi me direz-vous ? Quelle est donc cette école qui invite dans un faste tout-à-fait relatif (sauf si vous avez passé toutes les années 80 en Pologne) ceux-là même qu’elle rejeta autrefois ?
En fait on m’invita à mon corps défendant parce que bon sortir au centre-ville un vendredi soir de pluie avec un ciel si bas qu’un canal s’est pendu, faut pas déconner : j’ai horreur de ça. La foule, le crachin insistant, le manque de places de parking, tout annonçait une soirée de folie….
Moralité on se retrouve là comme deux ploucs dans un hall peinturluré comme une voiture volée par l’atelier protégé local à scruter de part et d’autre les faciès des autres invités dans l’espoir un peu vain d’y reconnaître une tronche amie ou du moins un quidam dont la trogne vous rappelerait un début de séquelle de tronche entrecroisée. On reconnaît un prof qui dois flirter outrageusement avec l’âge de la retraite (j’allais dire fossilisation) qui ne se souvient absolument pas de nous. Pensez donc il y a dix-sept ans que ces même lieux nous servaient pour nos exploits d’alors. Pourtant si mes souvenirs sont exacts on lui en a fait baver le bougre. Mais bon, difficile de lui en vouloir, avec près de quatre mille élèves à son compteur, normal qu’il ne nous recadre guère.
On est arrivé en retard. Bon plan : on a raté le discours de l’officiel de service. Personne de connu a l’horizon, je me rue sur le bar dont le standing aurait sa place toute trouvée dans une fancy-fair de scouts en goguette. Un verre de gros rouge qui tache derrière la cravate, je me dirige vers la cour de récré pour une cloppe solitaire. Ah temps suspends donc ton vol car je revois comme si c’était hier cette cour avec mes yeux d’antan. Là je fumais mes cigarettes derrière ce recoin de mur, ici je bécotais mes copines de l’époque….
Après quelques verres à toujours me demander ce que je pouvais bien foutre là, surgit de l’autre côté du hall une bouille qui ne m’est pas totalement inconnue. Lui aussi m’a reconnu, il fend la foule pour me parler tandis que je me masturbe le cortex à essayer désepérément de me souvenir de son nom.
- Salut me lance-t’il d’un air jovial.
- Je suis très gêné mais je ne me souviens absolument pas de ton prénom.
- Pas grave mais toi tu dois être ZEr0rama….
- Heu oui….
- Qu’est-ce que tu déconnais à l’époque, tu nous faisais bien marrer.
Ainsi, ami lecteur, si demain par un de ces hasards inexorables dont le destin garde tous les secrets, je suis foudroyé à mort par Zeus himself lassé de ma forfanterie légendaire, sur mon épitaphe, tu liras de tes yeux embués de larmes que j’espère sincères :
Ci-gît ZEr0rama, bouffon.
J’ai tellement rêvé de toi
J’ai tellement marché, tellement parlé,
Tellement aimé ton ombre,
Qu’il ne me reste plus rien de toi,
Il me reste d’être l’ombre parmi les ombres,
D’être cent fois plus ombre que l’ombre,
D’être l’ombre qui viendra et reviendra
Dans ta vie ensoleillée.
Je ne sais si c’est le changement d’heure, la posologie changée de mes pilules “vie en rose”, le temps qui passe et nous pleut dessus au passage mais pour le moment ce n’est vraiment pas fameux. Tout me manque même si je m’en fais des interdits…. Oui je me refuse tant de choses mais attention pas par pure contrition ou acte de pénitence, non juste par logique après mûres réflexions. A croire que j’étais l’homme d’un seul amour et il est froid depuis tellement longtemps comme mes pieds, saleté de temps.
Enfin vivement qu’arrive le dernier couplet de cette chanson
Oui vivement….